Semaine de 4 jours à Monaco :
un débat qui monte au Conseil National

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Semaine de 4 jours à Monaco : un débat qui monte au Conseil National

Ces dernières semaines, la question de la semaine de 4 jours s’est invitée dans le débat public à Monaco, relancée par plusieurs élus du Conseil National comme une piste pour réinventer l’organisation du travail dans la Principauté en 2026.

Pourquoi ce sujet revient maintenant ?

L’idée, portée notamment par Jean-Louis Grinda, vice-président du Conseil National, n’est pas de réduire le temps de travail hebdomadaire, mais plutôt de redistribuer les 39 heures légales sur 4 jours au lieu de 5. Selon lui, cela pourrait :

  • Améliorer la qualité de vie des salariés,
  • Renforcer l’attractivité et la rétention des talents,
  • Réduire la pression sur la mobilité et l’environnement avec moins de trajets quotidiens.

Grinda insiste sur le fait que cette organisation est déjà permise par la législation monégasque s’il s’agit simplement d’allonger les journées plutôt que de réduire les heures travaillées.

Des soutiens… mais aussi des réserves

Dans les rangs du gouvernement princier, certains responsables, comme Christophe Robino, conseiller-ministre aux Affaires sociales et à la Santé, se disent favorables à encourager les employeurs volontaires, tout en refusant de l’imposer par la loi.

Pour autant, l’organisation patronale locale FEDEM met en garde contre une généralisation trop large, estimant que cela pourrait désorganiser le fonctionnement économique de la Principauté si mal encadré : elle préfère un maintien flexible, sans réduction du temps de travail légal.

Les syndicats et l’opinion des salariés

Les fédérations syndicales monégasques ont aussi été consultées sur le sujet : si certaines reconnaissent les avantages potentiels d’un meilleur équilibre vie pro/perso, elles soulignent aussi les limites pratiques, notamment selon les secteurs et les métiers.

Et dans d’autres pays ?

Si Monaco débute le débat, la semaine de 4 jours est sur toutes les lèvres en Europe, notamment en France, où une expérimentation dans la fonction publique a été lancée récemment, et au Royaume-Uni où une forte majorité de salariés se déclarent favorables à ce modèle, même sans réduction du temps hebdomadaire de travail.

Ce que ça signifie pour l’emploi à Monaco

Pour les entreprises et les chercheurs d’emploi à Monaco, ce débat est plus qu’une question d’organisation : il touche à l’attractivité du marché du travail. Dans un contexte où les employeurs cherchent à attirer des talents internationaux tout en répondant aux attentes d’un équilibre vie professionnelle/personnelle, la semaine de 4 jours pourrait devenir un argument RH fort, si elle se développe.

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